Appel au Président pour le respect des engagements de la France en faveur des droits de l’enfant

Monsieur le Président de la République, 

Le 12 septembre 2017, Marlène Schiappa a déclaré publiquement que la PMA serait autorisée aux femmes seules et aux couples de femmes à l’issue de la révision de la loi de bioéthique en 2018.

Je m’étonne, d’abord, que la conclusion des débats soit annoncée avant même l’ouverture effective des débats sur la loi de bioéthique. La Secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes a une étrange conception de la démocratie !

Elle invoquait, à ce sujet, une question d’égalité. Pourtant, Monsieur le Président, la PMA en l’absence de père créerait une inégalité entre les femmes et les hommes. Ou alors, on autoriserait la GPA ensuite ? 

Surtout, Monsieur le Président, je déplore l’inégalité que cela créerait entre des enfants qui auraient un père et ceux qui n’en auraient pas. L’enfant est le grand oublié dans les propos de Madame Schiappa et de ceux qui revendiquent la PMA en l’absence de père. Peut-on vraiment prétendre que les enfants n’ont pas besoin de père ? Pensez-vous vraiment qu’un enfant est heureux d’être né de père inconnu ?

L’enfant étant au cœur du sujet, je vous demande, Monsieur le Président, d’être le garant du respect par la République française de l’engagement qu’elle a pris en signant la Convention internationale des droits de l’enfant, qui stipule expressément que l’enfant « a le droit, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux. » 

Des drames de la vie séparent en effet des enfants de leur père. Mais priver volontairement des enfants de père serait un déni des besoins les plus élémentaires de l’enfant et une injustice terrible pour lui.

Je défends les besoins les plus fondamentaux et les droits de l’enfant et m’oppose à l’idée de légaliser la PMA en l’absence de père :