Appel au Président de la republique pour le respect des droits de l’enfant

 Monsieur le Président de la République,

Le Premier ministre a déclaré que le projet de révision de la loi de bioéthique serait présenté en juillet et qu’il inclurait la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes.

Cela irait à l’opposé des débats et conclusions des Etats généraux de la bioéthique 2018 préparatoire à la révision de la loi de bioéthique. En effet, comme nomme nombre de médias l’ont constaté, la très grande majorité des participants – plus de 80% – ont exprimé leur souhait d’un statu quo sur les conditions d’accès à la PMA.

De fait, si la PMA était ouverte aux femmes seules et aux couples de femmes, cela créerait une inégalité entre les femmes et les hommes.  Cela entraînerait donc ensuite – ne soyons pas naïfs – la légalisation de la GPA.

Si la PMA était autorisée pour des femmes fécondes, la médecine deviendrait une prestation de service pour réaliser nos désirs individuels.

Par ailleurs, le manque de dons de gamètes est tel, en France, que les couples souffrant d’une pathologie de la fertilité et ayant besoin d’un donneur doivent déjà attendre jusqu’à 3 ans. Et l’expérience montre que les campagnes d’appel à dons sont inefficaces.

Ainsi, comme tous les pays qui ont étendu la PMA, si la France allait dans ce sens, elle se mettrait aussitôt à acheter du sperme aux pays qui rémunèrent les hommes: elle participerait au commerce international d’éléments du corps humain. Ce serait non seulement contraire au principe constitutionnel d’indisponibilité du corps humain, mais surtout indigne de notre humanité et du pays des droits de l’Homme !

Surtout, Monsieur le Président, je déplore l’inégalité que cela créerait entre des enfants qui auraient un père et ceux qui n’en auraient pas. Peut-on vraiment considérer qu’un père n’est rien ? Qui sommes-nous pour envisager d’imposer à des enfants de ne pas avoir de père  ?

L’enfant étant au cœur du sujet, je vous demande, Monsieur le Président, d’être le garant du respect par la République française de l’engagement qu’elle a pris en ratifiant la Convention internationale des droits de l’enfant, qui stipule expressément, à l’article 6, que l’enfant « a le droit, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux. »

Des aléas de la vie séparent en effet des enfants de leur père. Mais priver volontairement des enfants de père toute leur vie serait un déni des besoins les plus élémentaires de l’enfant et une injustice terrible pour lui.

Je vous demande donc, solennellement, de ne pas étendre la PMA en l’absence de motif médical et en l’absence de père pour l’enfant.

 

 

 

Je défends les besoins les plus fondamentaux et les droits de l’enfant et m’oppose à l’idée de légaliser la PMA en l’absence de père :